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Comment livrer une vidéo à un client en pleine qualité

Vous avez passé des jours sur l’étalonnage et le mixage. Puis le film part par une messagerie, et le client regarde une copie floue. La qualité se perd rarement au montage : elle se perd à la livraison. Voici comment faire arriver le film chez votre client tel que vous l’avez exporté.

Mis à jour le 4 octobre 20264 min de lecture

Où la qualité se perd

Un fichier vidéo ne perd en qualité que lorsque quelque chose le réencode. Et cela arrive plus souvent que les clients ne l’imaginent :

  • Les messageries compressent généralement les vidéos pour qu’elles partent vite, et beaucoup limitent aussi la taille ou la durée.
  • L’e-mail ne peut tout simplement pas transporter un film terminé : les pièces jointes sont plafonnées bien en dessous du poids d’un vrai montage.
  • Les plateformes vidéo et les réseaux sociaux réencodent ce qu’ils diffusent, et la copie qu’on y télécharge n’est pas forcément votre fichier d’origine.
  • Les enregistrements d’écran et les copies transférées perdent un peu plus de qualité à chaque passage.

D’où une règle simple : envoyez le fichier lui-même, par un chemin qui n’y touche pas, et donnez au client un moyen distinct et simple de le regarder.

Étape 1 : exportez une version de livraison, pas seulement un master

Votre master, souvent dans un codec intermédiaire à haut débit, est idéal pour l’archivage et pour un monteur, mais il est lourd et beaucoup de téléphones ne le lisent pas. Pour la plupart des clients, exportez aussi une version de livraison :

  • Format : un MP4 en H.264 se lit à peu près partout. Le H.265 (HEVC) donne des fichiers plus légers à qualité comparable, mais certains appareils et navigateurs plus anciens ont du mal à le lire.
  • Résolution et cadence : celles de votre timeline. N’agrandissez pas l’image et ne changez pas la cadence à l’export.
  • Débit : assez élevé pour que les scènes sombres et les mouvements rapides restent propres. Regardez l’export sur un grand écran avant de le juger suffisant.
  • Son : de l’AAC stéréo à haut débit, sauf si le client a besoin de pistes séparées.

Si le client est une chaîne, une agence ou un monteur, demandez-lui ses spécifications de livraison avant d’exporter. Il en a presque toujours, et elles priment sur tout ce qui précède.

Étape 2 : nommez et vérifiez les fichiers

Choisissez un nom qui dit au client ce qu’il a entre les mains : le projet, la version et le format, par exemple NomClient_Film_v3_4K.mp4. Puis lisez le fichier exporté du début à la fin, ou parcourez-le au moins, avant qu’il ne quitte votre machine. Vérifiez les premières et les dernières secondes, la synchro du son et les textes à l’écran. Pour un film long ou une commande d’entreprise, notez une somme de contrôle : chacun pourra vérifier que le fichier est arrivé intact.

Étape 3 : envoyez-le sans qu’il soit modifié

Choisissez un moyen d’envoi qui transmet le fichier à l’octet près et qui permet au client de regarder avant de télécharger. Dans votre message, précisez quel fichier sert à quoi : le MP4 de livraison pour regarder et partager, le master pour l’archivage. Demandez au client de télécharger les deux et de garder sa propre copie : aucun lien ne devrait être sa seule sauvegarde.

Faire sans outil dédié

  • Un dossier partagé comme Google Drive conserve le fichier d’origine pour le téléchargement. Son aperçu dans le navigateur n’affiche pas forcément le film en pleine qualité : demandez au client de juger sur le fichier téléchargé, pas sur l’aperçu.
  • WeTransfer transmet le fichier sans le modifier, ce qui convient à un envoi ponctuel. Avec la formule gratuite, le lien expire au bout de quelques jours : demandez au client de télécharger sans tarder.
  • Un disque physique reste le moyen le plus sûr de remettre de très gros masters, et une jolie attention pour un film de mariage. Formatez-le en exFAT pour qu’il fonctionne sur Mac comme sur Windows.

Quel que soit le moyen choisi, testez vous-même le lien sur un téléphone, en données mobiles, avant de l’envoyer. Vous verrez exactement ce que verra votre client.

Comment fait Aurant

Dans Aurant, un film se livre comme une photo :

  1. Importez le fichier exporté. Aurant le conserve tel quel et ne le recompresse jamais. Le fichier garde son nom.
  2. Partagez-le par lien, ou dans une galerie à côté des photos. Le client ouvre un seul lien dans n’importe quel navigateur, sur téléphone ou sur ordinateur, sans compte ni appli.
  3. Laissez-le regarder d’abord. Les films se lisent directement depuis le lien, en HD sur toutes les connexions : personne n’a besoin de télécharger un gros fichier juste pour le voir.
  4. Laissez-le télécharger l’original. Quand vous l’autorisez, le client télécharge le fichier exactement tel que vous l’avez importé, et vous voyez qui a téléchargé quoi.

Comme pour tout lecteur en ligne, la lecture dans la galerie est un aperçu en HD, pensé pour être fluide. La copie en pleine qualité, c’est le fichier téléchargé : c’est lui qu’il faut conserver, et sur lui qu’il faut juger l’étalonnage.

La quantité de vidéo qu’une galerie peut contenir dépend de votre formule : vérifiez les minutes de vidéo par galerie sur la page des tarifs avant d’importer un long montage.

Pour aller plus loin sur la préparation de la galerie autour d’un film, lisez le guide pour envoyer une galerie client.

La liste de contrôle

  1. Exportez un MP4 de livraison et, si le projet l’exige, un master.
  2. Lisez les deux avant l’envoi.
  3. Nommez-les pour que le client sache lequel est lequel.
  4. Envoyez-les par un moyen qui ne recompresse pas.
  5. Testez le lien sur un téléphone, en données mobiles.
  6. Demandez au client de télécharger et de garder sa propre copie.